|

Panneau
d'accueil, G. Madamba |

Enfants
dessinant devant l'atelier |

Peinture
d'affiches contre le sida |

Enfant
et sa maman en pédiatrie |

Séance
de peinture en pédiatrie |
|
Historique et
concept
L' atelier ouvre ses portes sur une initiative de Johanna
Munz, qui est sage-femme. Johanna et Walter Munz
(médecin), ont travaillé aux côtés du Docteur Albert Schweitzer à
Lambaréné. Maintenant retraités, ils continuent à s’investir dans le
fonctionnement de l’hôpital via la Fondation Albert Schweitzer
suisse.
Ils ont imaginé un lieu d’expression destiné aux patients résidents du
quartier psychiatrique ainsi qu’aux enfants et aux adolescents du
Village-hôpital, désœuvrés durant les périodes de vacances scolaires.
En effet, une des particularité de fonctionnement de l’hôpital
Schweitzer est que le personnel et leur famille vivent sur le site,
c’est le Village-hôpital.
Pour les aider dans ce projet, Johanna et Walter
Munz ont fait appel à Roland Chevalley,
art-thérapeute, ainsi qu'à Claire Vermeille, ergothérapeute.
Roland Chevalley est un art-thérapeute reconnu, qui anime un atelier à
la clinique psychiatrique de Bellelay en Suisse. En 2000, ils mettent
en route l’atelier dans les locaux d’une ancienne maternité.
En 2002, 2003, 2005 et 2006, Delphine André
et Cécile Guieu
prennent le relais et animent l’atelier de l’hôpital Albert Schweitzer,
ponctuellement, pour en redynamiser les projets. Cécile et Delphine
sont plasticiennes et formées en art-thérapie.
En 2005, l’atelier déménage et s’installe dans le local INFO SIDA situé
à l’entrée de l’hôpital. Le nouvel atelier est plus en vue et plus
facile d’accès pour les malades. Les personnes hospitalisées qui le
souhaitent, les patients en psychiatrie (de moins en moins nombreux,
car soignés à Libreville), les enfants et les adolescents du
Village-hôpital sont accueillis. Pour les patients qui ne peuvent pas
se déplacer, les animatrices et des jeunes de l’atelier se rendent à
leur chevet avec du matériel de peinture adapté.
Fonctionnement
L’atelier est animé par Delphine et par Cécile environ deux mois par
année, en juillet et en août. A cette occasion, du matériel de peinture
est ramené d’Europe. Il s’agit d’outils simples, mais de bonne qualité.
Tout ce qui peut l’être est acheté sur place. Par exemple, les
acryliques sont achetées à Lambaréné et le bois provient de la
menuiserie de l’hôpital.
Durant l’année scolaire, c’est Guillaume Madamba,
jeune résident au Village-hôpital, à qui est confiée l’animation de
l’atelier. Guillaume ouvre l’atelier durant les vacances scolaires et
propose des sujets aux participants : affiches contre le sida,
bricolage… Guillaume est rémunéré pour ce travail. En dehors de ces
heures d’animation, il peint pour lui avec pour projet d’en faire son
métier. Guillaume expose et vend d'ores et déjà ses oeuvres à la
boutique du Musée de l'hôpital.
Chaque année, à la fin du séjour des intervenants, un vernissage est
organisé à l’atelier. A cette occasion, toutes les œuvres sont exposées
et les artistes, les familles, les patients ainsi que le personnel de
l’hôpital sont invités.
Le financement de l'atelier est assuré par des dons de particuliers
ainsi que par l'obtention de bourses. L'Association suisse d'aide pour
l'hôpital Albert Schweitzer, la Fondation de France, l'AFRATAPEM
(formation d'art-thérapie) ont ainsi aidé l'atelier.
Concept
A l’atelier, les participants ont l’occasion de créer seuls ou en
groupe. Ils expérimentent diverses techniques artistiques : gouache,
acrylique, peinture murale, craies, encres, sur papier ou sur bois,
assemblages, théâtre, photo, écriture. La récupération est de mise. Il
ne s’agit pas d’apprendre à dessiner aux enfants, mais bien de
favoriser des techniques d’expression. Le savoir-faire des animatrices
est donc au service des participants.
Des artistes gabonais sont invités en résidence à l'hôpital. En 2006,
c'est Michel
Ndaot, comédien et metteur en scène à Libreville qui
intervient. Il monte une troupe avec les jeunes du Village-hôpital et
met en scène une pièce de théâtre contre le sida. Grâce à la qualité de
son travail, la pièce a connu un réel succès.
En 2008, Solange Tookim est invitée en
résidence durant deux semaines. Solange est gabonaise, elle vit à
Libreville. Artiste plasticienne, elle crée à partir de feuilles de
bananiers ou avec des éléments de récupéation. Elle est ausi
photographe.
|
|